Saint-Nicolas à Montréal

Publié le par Arkalys

Entre la fin de session et les fêtes de fin d’année, j’ai à peine le temps de reprendre le clavier pour actualiser le blog. Mea culpa.


Tout ça pour dire que c’est avec deux semaines de retard que je vais vous narrer l’incroyable aventure des manalas* foirés ! C’est dire si je vais devoir mettre ma mémoire à rude épreuve. Entre seront passés deux rédactions, un jeu de rôle, pas mal de sorties au bar et au resto, peu d’heures de sommeil, et Assassin’s Creed, aussi, qui m’a tenu pas mal occupé quelques jours !



J'avais recopié la recette sur ce grand tableau dans la cuisine !


Bref. L’objectif était à la base une bouffe avec mes joueurs de jeu de rôle, qui s’est vite étendue à d’autres personnes. D’une soirée manalas, on est aussi passé à une soirée tout court, avec quelques manalas en bonus. J’avais piqué la recette de ma mère, mais on verra pourquoi une bonne recette (excellente, même), ne fait pas tout.


Rendez-vous en fin de matinée au marché Jean Talon, un des plus grands marchés de Montréal. Pendant la belle saison, il est en extérieur. En hiver, des cloisons mobiles en ferment une partie. L’autre laisse des vendeurs de sapin se geler en extérieur. Quelques courses pour la soirée, et le repas de midi. On avait prévu du boudin aux pommes. Un conseil : le boudin de veau, c’est pas terrible, vaut mieux rester traditionnel ! On se met aussi en quête de levure boulangère pour les manalas. On arrive à en dénicher dans une chaîne de boulangeries, Première Moisson. Et tiens, ils vendent de la farine, on va en prendre tant qu’à faire. Mauvaise idée n°2 : c’était de la farine de blé complet. Et autant l'erreur du boudin aura été de peu d'importance, autant celle-là auta été fatale au succès de l'entreprise.


Je passe sur une aprem’ et une soirée des plus agréables, ou alternaient combats improvisés au katana en plastique ou au club de golf sous la neige qui tombe (oui, nous sommes très matures !), échanges de cadeaux avec vol de cadeaux autorisés (je me suis retrouvé avec un magnifique shooter estampillé Montréal,merci Mathieu), des parties endiablées de Soul Calibur sur PS3 (très matures, je vous dit !), un jeu de société débile où faut tuer les lapins des autres  et surtout, de longs moments les doigts englués dans la pâte à manalas !


François fait ce qu'il peut pour s'amuser avec le sabre que j'ai malencontreusement cassé lors d'un duel


Comme des enfants à la maternelle, les convives se sont précipités pour former chacun leur petit bonhomme de pâte. C’est ainsi qu’on a eu des tortues, des lutins, un elfe, deux escargots, mais aussi quelques masses informes qui ne ressemblent absolument à rien. Au four, la pâte à la couleur étrange et aux formes impossibles dégage une odeur un peu âcre, qui prend à la gorge. Mauvais signe. Et quand ils sortent, un poil trop cuits, ils ressemblent plus à des petits pains qu’à des brioches ! Tout le monde apprécie. Christophe, l’autre alsacien du groupe, et moi, on se regarde. Il ose pas le dire, mais aucun risque de me vexer, je le dis à sa place : « C’est définitivement pas des manalas ».


De toutes les formes...y'en a qui confondent pâte à brioche et pâte à modeler !


On dirait qu'on se les arrache. En fait, non, c'était juste au début, pour goûter !


Conclusion : c’était pas dégueulasse, pour des petits pains légèrement briochés.. Encore meilleur avec du miel dedans Pour des manalas, on repassera. J’vais passer un peu plus de temps dans ma cuisine parentale, à la prochaine Saint-Nicolas.



*J'informe les non-alsaciens que les manalas sont de petits bonhommes en brioche qu'on mange habituellemen la veille de la Saint-Nicolas. Tradition local. Et je rappelle à ces osties de bas-rhinois que les manalas sont ce que vous appelez à tort "menele" !

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L
Chouette T-Shirt.
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