Le carnaval de Québec...ou presque

Publié le par Arkalys

Ce fut un long silence radio, mais j’ai des excuses. Elles sont tellement bonnes que je pourrais même me permettre d’attendre encore un jour ou deux avant de poster. En fait, grosso modo, ces trois dernières semaines ont été pas mal occupées par les cours et le boulot qu’il y a à faire, bien plus important qu’à la session précédente. Et quand y’a pas cours, des activités diverses et variées, la plupart du temps en groupe, me tiennent éloigné de mon clavier.

 

Quelles activités, me direz-vous ? Du jeu de rôle, parfois, Comme toujours des pots et bouffes supposés célébrer quelque chose, départ, crémaillère, fin de semaine, début de weekend, milieu de weekend…Non, la fin de weekend ne se fête pas. La grande nouveauté, c’est le swing, le mardi.

En fait, parmi mes dernières occupations, c’est le carnaval de Québec qui m’a pris le plus de temps. Tout un weekend loin de chez moi, imaginez ! Et c’est donc cette extraordinaire épopée que je m’en vais présentement vous narrer.

 

Nous partîmes un beau matin d’hiver, alors que le froid de la nuit laissait place à une douceur annoncée depuis quelques jours déjà par des signes avant-coureurs (les prévisions météo). Les yeux encore embrumés par le sommeil que nous quittions trop tôt, nous nous mîmes en quête de notre moyen de transport (on avait loué une voiture). Celui-ci en notre possession, nous quittâmes la petite bourgade de Montréal en direction du Nord, et de Québec. A peine fîmes-nous une pause afin de nous réchauffer à l’aide de ce breuvage amer que l’on nomme communément café avant de reprendre la route.

Dépassant Québec, nous traversâmes les flots figés par le froid et la glace du Saint-Laurent en direction d’une auberge qui daignerait nous accueillir pour la nuit, sise sur l’île d’Orléans, majestueux îlot de terre surgissant au beau milieu du grand fleuve québécois. Et ce fut ainsi que, quelques instants plus tard, nous posâmes le pied sur la neige et la glace qui entouraient une petite bâtisse simplement nommée « Auberge le P'tit Bonheur ».



L'auberge "Le p'tit Bonheur", sur l'île d'Orléans

 

A partir de là, l’histoire est lancée, et je me permets de reprendre un style plus proche de la normalité. L’arrivée a été un enchantement. Imaginez une petite maison posée au milieu de nulle part, au sommet d’une côte qui offre une vue imprenable sur le Saint-Laurent et la rive Sud. La baraque en elle-même, disons le bâtiment principal, est vieille et n’aurait pas détonné dans un film qui se passerait à l’époque de la Nouvelle-France. A l’intérieur, du bois, un piano, un feu de cheminée et des employés super sympas. Et notre dortoir, où on est seuls, est équipé d’un poêle – à gaz, certes, mais un poêle quand même ! L’endroit est si enchanteur qu’on craque, et on réserve une heure de traineau à chiens pour le lendemain.



 

Puis, direction Québec, armé de notre fidèle GPS, qui nous mène à bon port : à quelques mètres de chez Victor, qui, après une troisième visite, fait toujours d’aussi bons burgers ! Bien contents d’avoir trouvé une place de parking en ces temps carnavalesques, on a laissé le char là, et on s’est dirigé vers les plaines d’Abraham, où avait lieu le gros des festivités, avec un arrêt à la Table Ronde, là où j’avais acheté mon tricorne en cuir. Et là, miracle, je me rend compte que je suis pas seul au monde à être prêt à dépenser beaucoup de sous pour ce genre d’objets. Mathieu, mon nouveau coloc, a la gentillesse de me suivre dans mon délire ! Après une petite hésitation quant à l’acquisition de l’effigie du Carnaval, une petite figurine en plastique de l’affreuse mascotte de l’évènement, Bonhomme Carnaval, et qui soit disant offrait des tarifs préférentiels, on a décidé de faire sans. Première activité : un verre de Caribou pour se réchauffer de l’intérieur, transis de froid par la pluie verglaçante que nous étions. Le Caribou, outre un animal, est une boisson conçue par les Québécois pour résister aux longs mois d’hiver : vin rouge, alcool fort ! Et c’est tout. Et ça réchauffe !


Le tobogan pour les enfants, tout de glace


Puis, c’est le moment du fun. On enchaîne quelques glissades sur des grosses bouées, en tir groupé, ce qui est assez drôle. La montée aussi nous permet de nous éclater, à balancer les bouées dans les jambes d’Anne avec pour objectif – réussi – de la faire tomber. Puis, deuxième pause culinaire, la tire d’érable, pas faite sur la neige parce que c’est le soir, mais on s’est pas privés pour nous en charger nous-mêmes. Un peu sucré, quand même, cette affaire ! Deuxième caribou, également, dans un verre de glace, 2$ plus cher que dans un gobelet de plastique ! Puis, le meilleur moment du carnaval : du rafting sur la neige, sensations garanties, entre les bosses et la vitesse (et les rotations pour le gros truc rond qu’on appelle Tornade).


C'est nous !


Après ça et l’admiration des sculptures de glace, on retourne se balader dans Québec, puis on finit dans un pub, le Saint Alexandre. Chanceux que nous sommes, il reste une table. C’est plein, et ça va le devenir encore plus parce qu’un groupe de musique traditionnelle vient jouer ce soir ! Si vous cherchez un pub avec un bon choix de bière, je ne saurais que vous conseiller le Saint Alexandre, dont le choix est extrêmement large. Et si vous cherchez une bière, je vous conseille la Saint Ambroise stout, meilleure encore que la Guiness ! Le repas, les bières, le band, les discussions nous font louper le défilé du Carnaval mais tant pis. La soirée était excellente ! Le retour, par contre, était délicat, à cause de la pluie verglaçante. A tel point qu’on a laissé la voiture au bas de la côte et qu’on est rentré à pieds à l’auberge.


Elles seraient pas un peu grandes, les chopes Hoegaarden ?

 

Le lendemain, la température avoisine le 0°C, il fait beau. Le temps idéal pour du traineau. Contrairement à la pourvoirie du Lac Blanc, on est à deux par traineau. Mathieu s’installe aux commandes, moi je fais des photos. Six chiens, ça va quand même plus vite que quatre, et la neige glacée ne fait qu’accélérer les choses. Première gamelle quand c’est moi qui pilote. Un virage à angle droit et un peu trop de vitesse dans de la poudreuse nous font dangereusement pencher, et c’est les deux pieds dans la neige que je bataille pour rétablir le traineau. La deuxième est à l’origine d’une énorme cicatrice sur le nez. La version officielle est un patin qui, se coinçant dans la poudreuse alors que j’étais paisiblement assis sur le siège passager, m’envoie sur une branche qui se trouvait malencontreusement sur mon chemin. En réalité, mais ne le dites pas trop, c’est un loup qui nous a attaqués, et qui m’a asséné un coup de pate pendant que Mathieu essayait de le faire fuir avec un couteau suisse. Bon, ni ours, ni balafre, à peine une égratignure sur le nez, disparue depuis quelques jours déjà.


Nos chiens étaient en forme !!!

 

Retour à Québec pour un brunch gargantuesque au Cosmos Café, dont j’ai déjà parlé, puis, ballade dans la ville, shopping et chocolat chaud avant de retourner se poser à l’auberge pour manger et se détendre. On abandonne Anne et son frère à leur sort pour reprendre la route. Finalement, la fin de semaine s’est révélée excellente, même si on a pas vu grand-chose du carnaval. Une prochaine fois, peut être…

 

Une des sculptures les plus titrées...à juste titre, si j'ose dire...


Je v
oulais vous mettre plus de photos, mais la galerie fait des siennes. Je retenterai une prochaine fois. J'avais oublié de mentionner que, comme pour toutes les photos de la soirée manalas, une partie des photos ici sont de Mathieu, mon coloc', dont la qualité de l'appareil n'a d'égal que son talent de photographe. Merci à lui de me laisser les utiliser.

 

Publié dans C'est au Québec

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article